Sérigraphie

 

numérisation Melun

La sérigraphie (du latin sericum, la soie et du grec graphein, l’écriture) est une technique d’impression offrant une palette de possibilités plus larges que les autres procédés. Elle fut élaborée par les Japonais pour imprimer les blasons sur les kimonos.

Elle permet d’imprimer des motifs de façon répétitive avec une déformation presque imperceptible sur de nombreuses matières telles que : papier, carton, bois, plastiques (PV, polyéthylène, polystyrène, ABS…), métal, verre, textiles (coton, nylon, polyester…) et bien d’autres dans la mesure où l’encre spécifique existe pour la matière en question.

L’impression numérique jet d’encre tend à remplacer la sérigraphie dans certains secteurs (impression textile, par exemple) mais la sérigraphie reste reine dans certains domaines (grandes affiches, bâches…) où elle apporte la souplesse de son procédé, ses possibilités d’application sur tous les supports et dans toutes les dimensions. Elle est appréciée pour la beauté et la qualité de ses coloris, la tenue des couleurs.

 

La sérigraphie a pour avantage d’autoriser un fort dépôt d’encre qui garantit une couleur intense qui dure dans le temps (5 à 100 g/m2 selon les propriétés de l’écran), mais elle ne permet pas l’impression de détails trop fins. Elle n’est pas aussi rapide que l’impression offset (ordre de grandeur de 1 à 30), elle n’est pas très précise pour le repérage (notamment par rapport à l’offset). La sérigraphie est un procédé utilisé principalement dans le domaine des industries graphiques : la signalétique (panneaux routiers, tableaux de bord, autocollants…), la publicité (affiches, objets, totems…), le textile (tee-shirts, casquettes, maillots sportifs…), l’électronique (circuit imprimé), etc. Elle est aussi utilisée dans le domaine des arts visuels.

La sérigraphie consiste à reporter sur un support un motif dont le négatif est fixé sur un écran en tissu appelé tamis. Pour cela, il faut fabriquer une image négative sur un écran. La forme imprimante est constituée d’un tissu (poreux) de fibres synthétiques ou métalliques tendu sur un cadre. Les parties non imprimantes sont obturées par un photopolymère. Cette forme imprimante est appliquée contre le support d’impression et l’encre est versée sur la forme imprimante. L’impression est réalisée en faisant pénétrer l’encre avec une racle, à travers les parties non obturées de l’écran, de façon qu’elle se dépose sur le support à imprimer placé sous l’écran et que se crée ainsi l’image positive. Si l’encre utilisée est une encre aqueuse, la substance d’obturation de l’écran doit être insoluble à l’eau, alors que, pour une encre à base de solvants, c’est l’inverse.

On se sert souvent de pochoirs en plastique, qui adhèrent à l’écran à l’aide de solvants. Depuis quelques années, des équipements permettent le transfert direct des données de l’ordinateur au pochoir.